Le 12 octobre 2011 Momentum dans Boojum

Patrick de Friberg bâtit une intrigue angoissante baignant dans une atmosphère de fin du monde, que confirme la chute finale. Si on a du mal au début à comprendre l’intérêt d’une telle machination — pourquoi le Québec ? Mais après tout pourquoi pas ? —, la mécanique du livre fonctionne. Le personnage du Conseiller, auquel le privilège de raconter à la première personne est réservée, intrigue, fascine tout autant que le général Carignac et leur duel feutré captive l’attention du lecteur. Au fond, les infiltrés russes sont des victimes de leurs machinations respectives. Formés du temps de la guerre froide, ils continuent de se battre au nom d’une dialectique dépassée par l’histoire et vaine à la veille du désastre final. Ce roman, malgré une narration parfois décousue, finit donc par emporter l’adhésion et tient la distance par rapport aux classiques du genre — type John Le Carré... (suite)

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