La rencontre avec le Castor Astral




(Suite de l'entretien)


Vous avez choisi de venir vers Francis Dannemark, éditeur atypique et le Castor Astral, maison d’édition pas comme les autres : pourquoi ? Quelles sont vos relations avec l’édition française ?


- J’ai une histoire à vous raconter. Comme j’avais déjà écrit une dizaine de projets romanesques dont plusieurs biens avancés, je me suis décidé à envoyer mes manuscrits dans certaines grandes maisons. On me fit quelques refus mous et quelques propositions ambiguës. De grands éditeurs me désignaient comme le nouveau Le Carré mais proposaient de m’éditer …en 2010 au plus tôt ! La flatterie était un peu trop mielleuse pour me convaincre d’autant plus que la première date de parution me poussait à un âge canonique pour la sortie du dixième tome… J’attendis donc avant de signer.

 C’est alors que je relus George Bernanos, réédité par le Castor Astral. J’ai alors découvert en me renseignant sur cette maison, que Francis Dannemark était un des rares éditeurs de sa génération a être à la fois un écrivain reconnu et un éditeur respecté. Prenant mon courage à deux mains, je lui ai envoyé un courriel, assez pompeux je dois dire. Il me fit alors une réponse prudente : « J’aime le papier et les méthodes traditionnelles, faites-moi parvenir l’un de vos écrits par la poste.» Etant alors en vacances sur un boutre en mer Rouge (ma passion pour la plongée !!!), je lui ai expliqué que si j’envoyais illico mes manuscrits, il lui serait sans aucun doute impossible de les lire.

Il accepta alors gentiment que je lui envoie par mail, ce qui faillit faire sauter la connection du cyber café ainsi que plonger le village tout entier dans le noir...

Il lut le premier tome en une nuit. Le lendemain, il me proposait de publier la collection entière. Je renonçai alors aux cajoleries des autres éditeurs et me plongeai dans cette aventure passionnante avec Francis Dannemark.

A.N.

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