J-12 avant la sortie du Dossier Déïsis




J-12 avant la sortie du Roman Déïsis.
J’avais le choix du prince, pour ce J-12, et je me suis déjà réservé une mise en ligne à minuit pour un petit plaisir de gourmet. (heure de Paris ! ).
J’ai hésité. J’ai des ordres stricts. Je ne peux parler des 12 romans de la collection qu’ont initiée, par mon « Dossier Déïsis », Francis Dannemark et l’équipe du Castor Astral. Je les ai rencontrés avec en tête Bernanos et le bon coup médiatique qu’ils avaient fait, de récupérer chez ses héritiers, les droits et les publications protégés par une grande maison d’édition. J’aime Bernanos, son écriture ironique et son mal de vivre, j’aime ce genre de revers de fortune qui fait rager une grande maison et saliver de nouveaux titres bien diffusés, le genre de lecteur que je suis, un affamé.
Dannemark cherchait alors un auteur qui ne disparaîtrait pas après avoir écrit son chef-d'œuvre et je passais l’examen de passage en le bombardant de manuscrits, 12 pour être exact. J’allais signer chez un autre, il pensait à sa nouvelle collection. Le momentum de notre rencontre a tout bousculé. C’était il y a 12 mois. « Ils sont une Rolls de l’édition libre », me disait-on, « à qui il ne manque qu’un peu d’essence », mais « que bientôt 35 années de publications ont aguerris dans la voie de l’élitisme du mot ». Ces fondus de littérature et de poésie sont dans la course, la vraie guerre : confier à des libraires des œuvres originales, loin des effets de marketing de masse. Peut-être faut-il que je les remercie, 12 fois, non pas de me publier, mais de tenir ce cap ?
Lancer, en pleine crise économique une énième collection de polars est une gageure, vous le savez. S’engager à publier 12 de mes romans, plus ces auteurs qui rejoindront le label Momentum-Thriller, une folie. Nous ne pouvions que nous aimer.
Je suis un habitué des remarques décousues d’éditeur, me prenant l’un ou l’autre de mes romans et me susurrant, avant de courir à un autre rendez-vous, « nous le prenons pour vous faire plaisir », repassez bientôt pour le BAT… Pour un autre, à Paris encore, j’étais le nouveau Le Carré français (une incongruité), à publier en 2010… Pour un troisième, un monégasque, qui, en me serrant la main pour me dire de revenir, un jour, ne savait pas que je me bidonnais, car il venait de féliciter l’un de ces poulains de son nouveau manuscrit, le mien, un succès…
12 romans, dont l’éditeur me sermonne de ne rien divulguer, qu’il n’a pas bichonné par 12 fois 12 lectures. J’obéis, je ne dirai rien. Motus.
Mais puisqu’il reste 12 jours, je vous avouerais que j’ai quand même apprécié ma théorie sur le 12ème apôtre, dans le prochain roman, le « Dernier Codex ». j’y parle de cet espion parfait que Jésus lance soudoyer le Sanhédrin, ce Judas aidé d’un homme de terrain, le terroriste Simon le Zélote, qui organise sa disparition et qui prend le pseudonyme de Mathias pour continuer son travail auprès des apôtres, en parcourant la Judée, toujours accompagné du même Simon…
Je n’ai rien dit ! Juste susurré, pour les amoureux de romans et de littérature, que Le Dossier Déïsis n’est que le premier de 12.
Faites-lui une belle entrée… Je me satisferai des 12000 premiers…



Articles les plus consultés