lundi 31 mai 2010

Le Dossier Déïsis dans les Minimags


En direct live avec Alain Debray d'après la critique de Nicolas Grondin, répandus par avions largueurs sur toutes les côtes de l'Ouest français, les minimags parlent du Dossier Déïsis.

"Patrick de Friberg sort de l'ombre après avoir écrit des romans d'espionnage pour de nombreux auteurs et quelques fois édité sous la signature de son inquiétant pseudo de Mornevert. Il nous offre son nouveau roman sous son nom, aux éditions du Castor Astral, le Dossier Déïsis.

vendredi 23 avril 2010

Panorama du roman d’espionnage contemporain, Norbert Spehner


Norbert Spehner nous offre dans le numéro 34 de la revue Alibis, un dossier de 22 pages sur la littérature d'espionnage dont il est question du "plus vieux métier du monde", de "mutation/évolution", de la "vague réaliste", des "chutes et rechutes", de Classicisme et tradition", des "thématiques contemporaines et théâtres d'opération", "Il faut tuer le président...", "la soif de l'or noir...", "autres champs de batailles", "du polar à l'espionnage, autres transfuges", "trahisons déceptions et coups fourrés...", "les émules de Mata Hari", "Le roman d'espionnage québécois", "Un genre en déclin", "Pour assurer la relève", et enfin "en attendant Armageddon"

jeudi 15 avril 2010

Le Roman policier en Amérique Française, par Norbert Spehner


FRIBERG, Patrick de, Le Dossier Dëisis, Bordeaux, Le Castor astral,
(Momentum), 2009, 282 pages.
On le connaissait sous le nom déstabilisant (un peu inquiétant) de Mornevert... Mais dans le monde très fermé du renseignement et/ou de l’espionnage, une identité (ou une légende, dans le jargon du milieu) n’est jamais que provisoire. On le retrouve donc sous le nom de Patrick de Friberg, respectable citoyen amateur de cigares habitant près de Québec, sur les rives du Saint-Laurent (cherchez sur internet, on y trouve des entrevues avec le personnage), ci-devant auteur d’une nouvelle série de douze thrillers d’espionnage dont le premier Le Dossier Déïsis vient de paraître dans la collection Momentum des éditions du Castor Astral. De cette collection, on retiendra que “Patrick de Friberg interroge l’Histoire en cours. Faisant exception parmi ses confrères, il a en effet choisi de traiter essentiellement de la Russie contemporaine, ce pays qu’il connaît sur le bout des doigts et qui reste un parfait mystère pour les Occidentaux. A travers ses fables percutantes, il montre avec une rare maestria comment la volonté de puissance du Saint Empire russe n’a pas été éradiquée avec l’effondrement du régime soviétique”. Dans chacun des romans de la série, l’auteur aborde les grands problèmes géo-politiques de notre époque, dénonce les divers maux qui affligent la planète. Dans Le Dossier Déïsis, il est question de manipulations génétiques, de désinformation et des machinations internationales sophistiquées. Les deux héros de la série, le général Carignac, et son bras armé , le commandant Lefort, s’intéressent à un accord entre la Russie et le Soudan: du pétrole à volonté contre un maïs transgénique parfait, capable de pousser dans le désert. Mais la culture de ce maïs exceptionnel va entraîner une catastrophe écologique: les abeilles vont muter et devenir meurtrières. C’est une alerte mondiale !
Je n’entrerai pas dans le détail de l’intrigue mais comme dans tout bon thriller d’espionnage, l’action et ses rebondissements ne manquent pas. Le “body count” (nombre de cadavres par chapitre ou au mètre carré) est élevé... Mais nous ne sommes pas dans l’univers phantasmatique d’une aventure de James Bond. On voit que l’auteur est préoccupé par les grands enjeux du monde de demain. Ces romans se veulent autant de cris de révolte et d’alarme. A cet effet, Le Dossier Déïsis est un grand coup de gueule contre ces politiciens puissants et corrompus qui laissent crever de fin des millions d’enfants alors que les richessent abondent. Si j’en juge par ce premier volume (et par Homo Futuris, paru hors collection) le série est prometteuse. Seul élément discutable: le style ! Patrick de Friberg a une bonne plume, un vocabulaire riche et varié,mais certains passages auraient mérité une plus grande vigilance éditoriale. Il y a quelques
lourdeurs, notamment un abus de phrases binaires (phrases à deux éléments symétriques séparés par “et”). Des défauts mineurs, mais qui peuvent devenir agaçants si on n’y prend garde. A surveiller donc dans les prochains volumes... [Norbert Spehner]

Pour en savoir plus : http://www.revue-alibis.com/dossiers/filiere-quebecoise.htm

vendredi 19 mars 2010

Le 17 mars 2010, Librairie Labbé, à Blois, France.

jeudi 18 mars 2010

Patrice Farnier pour Cercle Noir: Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants

Le dossier Déïsis
Patrick de Friberg

Le Castor Astral
282 p / 19€

Le dossier Déïsis
Je commence mon petit texte par une citation d'Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants ». Si vous lisez ce livre, vous comprendrez pourquoi.
Hubert Ismaïlovski, ingénieur agronome, veut nourrir tous les pays d'Afrique en inventant un maïs capable de germer et de mûrir dans les conditions de sécheresse les plus extrêmes. Il fait ses essais au beau milieu de la Beauce, une petite surface de terre y est consacrée. Il y a joint quelques ruches pour vérifier l'impact sur la pollinisation et les conséquences sur les insectes.
Quand il pense avoir trouvé cette graine miraculeuse et surtout génétiquement modifiée, il est assassiné dans son propre laboratoire par son assistante, bien que celle-ci soit sa maîtresse depuis plus de vingt ans. Comme quoi, messieurs, méfions nous des femmes !
Une enquête est confiée à l'ancien chef de la DGSE, le général François Carignac et à son second le commandant Jean Lefort. Ils vont nous faire visiter Chartres, Orléans puis Paris, Saint Pétersbourg, Moscou et Khartoum à la poursuite des Services secrets français et russes. Nous allons découvrir que la politique et l'humanitaire ne font pas obligatoirement bon ménage et surtout, que lorsqu'il est question d'écologie, aucun de nos gouvernements ne désire prendre les décisions qui s'imposent et surtout interdire les O.G.M.

C'est un roman d'aventure et un thriller écologique qui pourrait nous faire prendre conscience qu'il faudrait faire de la protection de la planète un enjeu mondial, ce serait bien. Mais je ne pense pas que pour cela, il faille faire confiance à ceux qui nous dirigent, il y a trop d'intérêts en jeu, l'auteur ne me contredira pas.

Bonne lecture.

Patrice Farnier

jeudi 11 mars 2010

Merci M. de Friberg !

LireEmoi, Blog d'actualité littéraire

Le dossier Deïsis, Patrick de Friberg

Edition du Castor Astral

publié par Claire, le lundi 8 mars 2010

Venu tout droit du Québec, Le dossier Déïsis nous donne la preuve qu’il existe bien des auteurs francophones capables de nous happer par les plus réalistes des thrillers. Merci M. de Friberg !

Le dossier Deïsis- Patrick de Friberg

Comment se fait-il que ce thriller n’est pas été plus visible dans les rayonnages... Mystère commercial qui vous permet peut être aujourd’hui de découvrir Patrick de Friberg. Réjouissez-vous. Le Dossier Deisis a toute les qualités à la fois du roman d’espionnage et du thriller écologique.

L’imagination de Patrick de Friberg et sa connaissance des rouages diplomatiques et scientifiques de notre époque nous garde des intrigues faciles et racoleuses. La Grande Russie plus que le Moyen Orient est son terrain de prédilection. Les manipulations génétiques aux conséquences dévastatrices dont il nous parle sonnent dangereusement vraies.

Dans le sillon de petites abeilles, se préparent une volée de meurtres des plaines céréalières de la Beauce à Saint-Pétersbourg en allant jusqu’au Soudan. Les deux agents des services secrets français pourront manier avec dextérité, audace et humour leur armes ils auront du fil à retordre. Sourds aux idéologies de ces messieurs de la politique, leur indépendance a pour étendard la plus fine des apostrophes : "mort aux C..." que le général Carignac lance à tout bout de champ mais avec à propos !

Le rythme est là, les personnages ont la force des héros "ordinaires". Aucune action spectaculaire à la OO7, mais un scénario si bien ficelé que vous ne quitterez ce thriller qu’une fois terminé.

Les guerres secrètes ne sont pas tendres, ce thriller écologique et roman d’espionnage vous fera aussi réfléchir et méditer sur votre pot de miel du petit déjeuner. Combien de temps sera -t-il encore pour nous une gourmandise douce et bienfaitrice ?

mercredi 17 février 2010

La critique du Dossier Déïsis dans les cinq choix Polars de LirEmoi.










Le Dossier Déïsis , Patrick de Friberg

Analyste redoutablement informé, Friberg n’hésite pas à s’inspirer de crises réelles pour nous entrainer dans un thriller

écologique au rythme d’enfer sur les thèmes croisés des manipulations génétiques et des stratégies de choc. Tout en restant loin d’un James Bond par ses scénarios qui collent à la réalité, il s’en approche grâce à l’énergie percutante de ses personnages. Conteur virtuose, non dénué d’humour, il a l’envergure des grands maîtres du roman d’espionnage.

Un très très bon moment de lecture !

dimanche 7 février 2010

Anniversaire

La revue K-Libre, fête l'anniversaire de Patrick de Friberg...

lundi 21 décembre 2009

Revue Alibis n°33


Vous pourrez lire la nouvelle "Le Représentant", signé Patrick de Friberg, sur le thème de la chute du Mur de Berlin en 1989, dans la revue Alibis n°33, Hiver 2010.

mardi 10 novembre 2009

L'abeille et le Bourdon


Nicolas Grondin :

L’ABEILLE ET LE BOURDON


Hier, à 15:17

Faut-il envier aux auteurs américains ce souffle, ce sens de l’espace dont ils usent avec la prétention d’englober le monde dans le plus anodin de leur roman, comme si notre globe était le leur ? Faut-il leur laisser cette arrogance instinctive ? Ainsi que j’ai déjà pu l’écrire (1), certains auteurs francophones commencent à se désinhiber, à considérer « leurs » lieux comme aussi universels que le dernier bled perdu du Minnesota, les Laurent Guillaume, Frank Thilliez… D’autres encore englobent désormais dans leurs univers les dimensions d’une terre globalisée, parmi eux on peut citer, à l’opposé l’un de l’autre, Dany Laferrière ou Pierre Bordage…


Le Dossier Déïsis, Patrick de Friberg,

Le Castor Astral, Momentum thriller 2009, 19 €.

Tout cela pour dire que Patrick de Friberg est de ceux qui embrassent la planète d’un trait de plume sans plus s’encombrer des minauderies timorées de nos littérateurs « goncourables » qui soupçonnent leur nombril d’universalité. Sans la moindre hésitation, il jette ses personnages dans une aventure d’espionnage scientifique fouillée, documentée entre les champs de la Beauce, les rivages de la mer Noire, les quartiers peu touristiques de Saint-Pétersbourg et les plaines sahéliennes du Soudan. Et quels personnages ! Un ancien directeur de feue la DGSE, plein de ressources, et son discret et efficace bras droit — armé, le bras — s’opposent à Vladimir Vladimirovitch Poutine… pardon, Balchine, président de la Russie, et son nervi sans scrupules, Igor (2).

L’entreprise est d’envergure et ce premier volume des douze prévus — oui, vous avez bien lu ! — explore avec une justesse glaçante les dangers des modifications génétiques… Oh, pas exactement celles que simplifient à outrance — médias obligent — les José Bové et acolytes, non : celles mielleuses dont les Enfers sont pavés. On se doute que si la science, ou la sorcellerie d’apprenti, parvenait à trouver une solution à la crise alimentaire mondiale, l’enjeu de cette découverte mettrait bientôt sur les dents toutes les barbouzes de la planète, et pas pour organiser une diffusion plus large et plus équitable…

Voilà donc posés les paris sur le tapis vert de l’économie mondiale, jusqu’à ce qu’une joueuse insaisissable s’invite à cette table : dame Nature et son sens de l’humour dévastateur. Elle prend cette fois la forme mutine d’une abeille qu’un maïs miraculeux affole au point de devenir un prédateur implacable… mais ce serait sans compter sur les bourdons qui, faut-il le rappeler, ne sont les mâles des abeilles que dans les contes pour enfants… Et « Le Dossier Déïsis » n’est pas un compte pour enfants, mais plutôt la fable noire, lucide, d’un avenir entrevu par le soupirail d’un monde souterrain, celui des « hommes de l’ombre » qui font et défont ce que les intellectuels appellent la géopolitique, à force de meurtres et d’accidents opportuns, de pions innocents et de coups fourrés.

Et assurément, Patrick de Friberg est fort bien renseigné sur de nombreux points — la Russie contemporaine, notamment, et ses factions rivales qui se disputent des morceaux d’empire — et encore le soupçonné-je de ne pas tout nous écrire et d’en garder beaucoup sous le coude. Il pose son intrigue comme ses chères apidés, à force d’alvéoles, bâtissent leurs ruches : avec la patience, l’opiniâtreté et le sens de l’inexorable qui abat les barrières étriquées du genre, car les agents cauteleux de notre modernités, les mouches et les cafards du XXIe siècle, n’ont pas lu leur John Le Carré.

Craignons qu’ils ne lisent Patrick de Friberg, ils pourraient s’en inspirer et, comme cette Apis florea, l’abeille naine du dossier Déïsis, nous faire payer notre manque d’attention.
Seules questions en suspens : à quand la suite ? Et chez quel éditeur, puisque le Castor astral ne tiendra peut-être pas le pari audacieux d’un auteur trop ambitieux pour lui ?


(1) « Mako et la génération sans complexe » : http://www.critique-livre.fr/non-classe/mako-et-la-generation-sans-complexe/
(2) Ce qui fera sourire les lecteurs de Pratchett. (Voir dans "mes articles" Terry Pratchett, tentative de cartographie d’un univers…)